"Parce qu'encore une fois, j'ai cru. Oui j'ai cru, que cette fois serait la bonne. Mais je me rends compte que cette fois encore je me suis trompée. Que j'ai voulu me convaincre, encore, que l'espoir, cette fois me tendait la main. Que j'allais l'avoir, ma chance. Que c'était lui, le bon. Pourquoi ? Pourquoi chaque fois n'est qu'un échec qui vient s'aligner derrière les précendents ? Pourquoi ne voit-il pas ? Surement ne me voient ils pas. J'aimerai être invisible pour qu'ils soupçonnent au moins ma présence. Pour que quelque part, dans son coeur, je croie avoir ma place. Mais à chaque fois, je me méprends. Je me surestime. Et je tombe, comme d'habitude, m'écrasant en mille morceaux à l'impact. Peut être qu'un jour, quelqu'un viendra ramasser les miettes ?Peut être qu'un jour quelqu'un me verra au delà de mes apparences, et m'aimera pour mes défauts et non pour mes semblants de qualités ?... Pourquoi ne te rends tu pas compte que tu fais couler des larmes sur mes joues, par tes paroles que tu ne croies pas blessantes, et tes absences. Parce que ca fait mal. Parce qu'on en a marre. Parce que peut être qu'on préfèrerait vraiment mourir au fond, que de supporter encore de rafistoler son coeur avec les moyens du bord. A quoi cela sert il de faire tourner une machine avec un moteur en mauvais état ? A quoi cela sert il, au fond, d'espérer ?
Je voudrai tenir les réponses entre mes doigts. Je voudrai qu'elles me rassurent. Je voudrai savoir pourquoi, pour toute la vie; avoir réponse à tout. Mais mes desseins son vains une fois de plus, et seul me reste le scotch, les vieilles ficelles, et le cageot rouillé, pour réparer et condamner l'accès de mon coeur, à qui tu as, en ne le voyant pas s'offrir à toi, porté le coup fatal. Puisque qu'il ne bat que pour toi, et que tu n'en veux pas, il n'a plus de raison de battre. Me pardonnerez vous mes idéaux à la con que je croyais un jour voir s'accomplir ? Me pardonnerez vous ?
Où alors, m'oublierez vous ?
Les réponses ne sont pas miennes et dans ma tête déjà les questions s'en vont.
Seules mes restent les yeux pour pleurer, et ma tête pour me souvenir des images précieuses que j'ai gardé de vous.
Je ne veux plus être amoureuse, et la vie sans amour n'est pas la vie.
Alors pourquoi continuer à avancer ?..."